VOICI NOTRE HISTOIRE

Notre histoire commence en 2008, fruit de 3 rencontres

2008

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Mark and Laura Shook’s story

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Claude and Kelley’s story

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Etienne Ndayishimiye’s story

Notre Histoire

Mark Shook’s

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Il est 11 heures un lundi matin au mois de mai 2008. Je me retrouve sur le siège avant d’une voiture qui file à toute allure sur une route étroite et venteuse au cœur du Burundi en Afrique, avec un homme que je connais depuis à peine deux jours. Mes 3 aînés sont avec moi. Je commence à me demander si j’ai perdu la tête. On dirait que le conducteur veut nous tuer vue la manière dont il conduit. Qu’est-ce que je suis entrain de faire ici ?

Tout a commencé en janvier 2008. Mon fils David et sa femme Sidneyann m’ont invité à participer à la Conférence Amahoro avec eux en mai au Rwanda. Ils pensaient que ce serait une bonne idée pour d’établir des relations avec des leaders africains et de voir la possibilité pour notre église Community of Faith, de collaborer avec eux dans des initiatives porteuses d’espérance. Une fois les préparatifs de voyage faits, le Seigneur a fait le reste. Sydneyann a commencé à effectuer des recherches sur les groupes indigènes d’Afrique Centrale. Au même moment, notre fille Sarah a rencontré un jeune homme du Burundi dans l’un de ses cours à l’université.

Nous sommes tous arrivés au Rwanda en espérant aller au Burundi. Quand l’opportunité s’est présentée de se rendre au Burundi, nous avons sauté sur l’occasion. Nous sommes arrivés dans un village Batwa à Bubanza, un no man’s land à la terre poussiéreuse, pas d’eau. Je ne m’en étais pas rendu compte au début car tous mes sens étaient totalement absorbés par les danses et la musique. La joie évidente provoquée par notre venue masquait le fait qu’ils n’avaient pas mangé depuis presque une semaine.

Nous nous sommes rassemblés au centre du village pour parler avec les anciens. Notre guide, traducteur et bientôt notre ami, demanda le nom du chef. Il répondit : « Moi ? C’est Sans Nom. Mes parents m’ont dit « Tu es un Twa, il n’y a pas d’avenir pour toi ». Nous sommes les oubliés. Tout le monde nous a oublié. Même le Seigneur nous a oublié ».

Au milieu ce paysage désolé, le rêve d’un nouvel avenir pour les Batwa était né dans le cœur de chacun d’entre nous, et une incroyable histoire d’espoir a alors commencé. Les deux années qui suivirent, virent la naissance de la communauté de Matara, établie sur un versant de montagne verdoyant avec de l’eau, une végétation luxuriante et une terre fertile.

Avec l’aide de leurs nouveaux amis de Community of Faith, les Batwa ont été encouragés à créer un nouvel avenir pour eux et leurs familles. Nous avons été les témoins de ce voyage miraculeux.

Un jour, j’ai demandé à Claude pourquoi il conduisait comme un malade lors de notre première visite quand nous avons rencontré les Batwa en 2008. Il m’a calmement répondu que la veille les forces rebelles tiraient tiraient sur cette route et qu’il avait peur qu’on se retrouve au milieu des coups de feu ce jour-là. J’ai souri. C’est l’image que le Seigneur a fait chez les Batwa. Malgré la situation impossible, le Seigneur a toujours été avec ces personnes. Il a de bons plans pour eux. Le Seigneur s’est rappelé et il se rappellera.

Notre Histoire

Claude Nikondeha’s

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Si vous voulez créer un projet de développement communautaire convaincant ayant toutes les chances de réussir, je ne pense pas que celui-ci aurait rempli les critères. Nous n’étions pas qualifiés en tant que professionnels du développement communautaire – Kelley était une théologienne ayant une connaissance des textes bibliques et j’étais un entrepreneur social avec une compréhension intuitive des gens et de comment résoudre des problèmes. Nous avons senti que le Seigneur voulait faire quelque chose de nouveau avec les Batwa et que nos vies étaient d’une certaine manière connectées avec les leurs. Nous avons commencé à nous remplir d’espoir, d’amour et de prières avant tout. C’est ainsi que nous avons décidé de créer Communities of Hope (COH).

Quand nous avons rencontré les Batwa de Bubanza, ils étaient complétement dépossédés, marginalisés et il apparaissait comme évident qu’il était dur de travailler avec eux. Des personnes chargées du développement local nous ont avertis. Certains ont même prédit que notre projet était voué à l’échec et d’autres connus pour leur sagesse nous ont suggéré de travailler avec d’autres tribus à la place. Mais le Seigneur avait entendu les cris des Batwa. Et comme souvent dans les meilleures histoires du Seigneur, ces partenaires improbables ont commencé à travailler ensemble à l’été 2008.

Après quelques mois de recherche de la meilleure parcelle de terre, nous l’avons finalement trouvé ! Cette terre allait devenir un incroyable cadeau et un catalyseur – une terre fertile, avec une source d’eau, proche de l’école, du centre de santé et du marché. Nous nous rappelons la première fois que nous avons emmené les chefs des Batwa pour voir la terre. Ils n’arrivaient pas en croire leurs yeux. « Ca pourrait être à nous ? ». Cette terre appelée Matara était leur terre promise. Elle était remplie de lait et de miel – ou d’eau propre, de choux et de manioc ! Elle possédait tout ce dont les Batwa avaient besoin pour leur nouvelle vie, un nouveau chemin et un nouvel avenir. Très vite, les hommes allaient arriver sur cette terre, en la regardant avec admiration.

Un mois plus tard, une fois les maisons prêtes, les femmes et les enfants sont arrivés. Quelle fête de bienvenue ! Nos amis ont dansé, joué du tambour, chanté des nouvelles chansons qui révélaient le débordement de joie venant du fond de leurs cœurs.

Pendant les 30 mois suivants, les familles Batwa ont travaillé durement. Elles ont nettoyé la terre, semé des cultures, inscrit leurs enfants pour la première fois à l’école, eu accès au centre de santé, combattu des accès de malaria, construit des maisons et un pont au-dessus de la rivière. Des événements importants sont alors arrivés : la première naissance, la première récolte, les premières notes d’école, la première vache et la première tasse de lait. 30 mois durant lesquels toutes les mères ont survécu à la naissance de leur enfant. Chaque enfant est né en bonne santé et aucun n’est mort.

Durant ces mois, les familles sont parvenues à la sécurité alimentaire, des nouvelles micro-entreprises ont vu le jour, de petites fabriques de savon, de chaussures, et même la culture du miel, générant des revenus pour les familles. Ils ont obtenu leur carte d’identité, leurs certificats de naissance et de mariage et ils ont voté lors des élections locales. Certains sont même devenus des élus au gouvernement régional, à l’école et au conseil de justice local.

Un homme nous a confié que quand il est arrivé à Matara, il ne pouvait pas penser correctement. Mais une fois qu’il a eu quelque chose dans l’estomac, il a pu commencer à penser clairement et c’est ainsi qu’il a découvert qu’il était un entrepreneur ! C’est une histoire qui a fait écho chez d’autres familles – une fois qu’ils avaient les outils pour être en bonne santé (sécurité alimentaire, eau propre, accès aux soins de santé), ils se sont rendus compte de leur propre capacité à réussir. C’est ce que nous espérions depuis le début – que les familles acceptent notre aide pour commencer à avancer vers l’autonomie qui serait basée sur leur propre habilité, capacités et rêves. C’est une communauté viable qui peut perdurer sans subventions ou une aide externe constante. Pour nous, c’est la réalisation de notre rêve de pouvoir vraiment renforcer les capacités des gens pour rompre le cycle de la pauvreté, ceci associé à une conscience que le Seigneur agit de manière active en leur faveur.

Notre Histoire

Etienne Ndayishimiye’s

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Tout a commencé en mai 2008 quand je me suis rendu à la conférence Amahoro à Kigali au Rwanda. Pendant la conférence, on m’a donné l’opportunité de partager l’histoire du peuple des Batwa au Burundi et plus particulièrement mon histoire. C’est ainsi que j’ai rencontré les familles Shook et Nikondeha. J’ai profité de cette occasion pour les inviter à aller à l’un des villages Batwa dans mon pays natal le Burundi.

Quelques jours plus tard, j’ai eu donc le privilège d’emmener mes amis de Community of Faith dans l’un de nos villages dans la province de Bubanza à environ 45 mn de la capitale Bujumbura. Cette visite fut inoubliable car quelque chose a changé dans nos vies.

Nous avons dansé, partagé et rêvé ensemble comme si nous nous connaissions depuis toujours. Nous savions que c’était le Seigneur qui nous avait rassemblé avec un but beaucoup plus grand qu’une simple visite de personnes qui sont juste curieuses de voir comment les Batwa vivent, leur petite taille ou ce que la pauvreté peut faire dans une communauté. Une magnifique amitié était née entre cette communauté du Texas et les intouchables Batwa du Burundi.

Ce fut une leçon d’humilité de voir ces amis écouter attentivement les histoires des Batwa, de les voir pleurer à cause de notre douleur, et partager notre douleur.

Des années après…l’histoire continue!

A l’automne, l’équipe de COH s’est davantage impliquée dans le développement de la communauté de Muyange, une communauté de plus de 600 familles dans la Province de Bubanza. Ce travail a commencé avec les cartes d’identité pour les adultes, les certificats de naissance pour les enfants et des négociations avec le Gouverneur de la Province de Bubanza pour obtenir l’acte de propriété de cette terre afin qu’ils puissent y rester de manière permanente. A la surprise de tout le monde, le cadeau inattendu de Claude de 10 bureaux pour l’une des salles de classe de la communauté s’est transformé en décision de construire une école primaire. Les familles de Matara ont, quant à elles, atteint un certain niveau en termes de sécurité alimentaire, commencé des micro-entreprises et eu leur première opportunité pour élever des animaux.

L’autre grande entreprise lancée en Juillet 2012 a été Kazoza Finance, une banque communautaire au service des travailleurs pauvres. Claude a repris un projet de micro-finance de World Vision et a créé un modèle hybride avec des principes de banque communautaire. Etant donné qu’une banque a besoin de bureaux, COH a loué et rénové une propriété dans le centre-ville ce qui a permis à Kazoza Finance ainsi qu’à COH d’avoir ses propres bureaux. C’était la première fois que COH avait un bureau ailleurs que chez Claude ou qu’un café-internet local!

En septembre 2013, Kwizera Academy, notre école élémentaire à Bubanza, a commencé l’année scolaire en accueillant des élèves de maternelle et CP. Nous avons aussi ouvert un centre de santé pour soigner les enfants de l’école

2014 a été une année charnière puisque les familles de Matara ont célébré 5 ans d’espoir et l’accomplissement d’une communauté durable.

Kazoza Finance a ouvert deux nouvelles succursales, l’une à Kamenge et l’autre dans le centre de la ville de Bubanza afin d’étendre les services bancaires à ces communautés en croissance.

COH et Kazoza Finance ont aussi commencé la construction de leurs futurs bureaux-sièges dans le quartier de Kinindo à Bujumbura.

COH a établi une nouvelle mission et vision pour l’organisation. Il est temps de partager ce qui a été appris sur le terrain et promouvoir un modèle de développement communautaire intégré et circulaire dont le cœur est la micro-finance et vise principalement à l’autonomisation des communautés.

Nous vous invitons à connaitre

NOTRE MISSION & NOTRE EQUIPE